C'est la capacité à ressentir, à voir ou à percevoir des événements passés, présents et futurs. Innée, cette faculté ne s'apprend pas, en revanche elle se travaille et se développe au fil des rencontres, d'un parcours, voire de consultations pour un professionnel.
On ne découvre pas un don de voyance à l'approche de la quarantaine, à la retraite et encore moins à la suite d'un choc ou d'un accident. La plupart des vrais voyants ont des intuitions, des flashs assez jeunes, même s'ils n'en ont pas réellement conscience.
Si je devais imager la voyance, je dirais que celle-ci est similaire à un muscle ou à des cordes vocales. Ainsi, au même titre qu'un athlète ou un chanteur, elle demande une certaine discipline de vie et un exercice quotidien. C'est au fil des consultations qu'elle s'affirme, s'affine et se construit.
D'autre part, laissé de côté, elle va s'estomper, se gommer sans forcément disparaître, en restant en état de veille et surgissant de façon brutale et imprévue. Il en va de même pour toutes personnes possédant un don et celui-ci qu'il soit irrationnel ou artistique.
Le fait de ressentir, de voir, de percevoir peut être parfois difficile à vivre. Refuser cette perception reviendrait à se livrer un véritable combat.
La faculté de percevoir l'avenir peut prendre plusieurs formes selon la sensibilité des individus. Chaque personne étant unique, le don l'est aussi. Il peut donc prendre des configurations différentes et peut aller de la clairvoyance à la clairaudience, du ressenti cérébral au ressenti physique, voire tout à la fois.
Personnellement, j'ai toujours préféré parler d'intuitions, de ressentis plus que de flashs. Bien que je possède un don de clairvoyance à l'état pur, je trouve que le terme intuition est moins galvaudé et de ce fait, il me permet de me sentir plus proche de mes consultants.
Pour moi, l’intuition est une parcelle de la voyance, elle va avec le ressenti qu’il soit physique, émotionnel et visuel. Mes perceptions passent avant tout par des émotions, des sortes de vibrations, de courants intérieurs d’où en découlent des images, des scènes, des convictions précises et nettes.
Pour la plupart des voyants, un simple geste, la tonalité d’une voix, un comportement, un mot peut suffire à déclencher une intuition, un flash, cependant, cela ne veut pas dire que nous soyons assaillis vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Contrairement à ce que certains pensent ou ce que peuvent véhiculer certains journaux spécialisés, il n’y a pas de méthodologie et encore moins d’école pour développer un don de voyance. En revanche, la tarologie, la cartomancie s’apprennent. Le fait de comprendre les symboliques du tarot peut d’ailleurs être d’une aide précieuse pour certains professionnels. Cela peut leur permettre d’aller plus loin dans leur consultation en précisant certains détails.
Les supports comme les cartes restent un outil, un moyen. Le fait de savoir leurs significations ne sert pas à grand-chose. Le plus souvent ces supports sont des appuis qui servent de déclencheurs, d’interrupteurs en vue de provoquer la voyance.
En conclusion, je dirais que ce n’est pas l’outil de travail qui fait le professionnel mais le don. Ainsi, ce n’est pas parce que vous connaissez ou tirez les tarots que vous êtes voyant, tout comme vous n’êtes pas forcément pianiste si vous avez un piano ! Le don de voyance est propre à la personne qui le possède et son support (tarot, cartes, photos…) n’est en fait qu’un alibi à la consultation…